Avec la sortie des clips pour "Seychelles" et "P.R.T", il est indéniable que Booba franchit une nouvelle étape dans sa direction artistique en intégrant massivement l'intelligence artificielle. Si l'on analyse son évolution depuis l'époque "0.9" — où il avait déjà divisé avec l'autotune — on remarque une volonté constante de ne jamais stagner. L'utilisation de l'IA dans "Petite Fille" pour recréer sa propre jeunesse est techniquement impressionnante et permet une narration visuelle que le format clip traditionnel ne pourrait offrir. Cependant, une partie de la "Piraterie" semble regretter l'aspect organique des anciens visuels. Est-ce que cette dématérialisation totale de l'image ne risque pas, à terme, d'affaiblir l'impact émotionnel de ses morceaux ? Il sera intéressant de voir si ce virage technologique influencera les standards de production du rap français, comme le Duc l'a fait tant de fois par le passé